Extraits du livre

Quelques extraits par chapitre

Sur la présente page se trouvent quelques extraits de divers chapitres de notre livre, espérant que cela donne un petit aperçu sur la diversité des sujets abordés afin de décrire ce qui a mené ce que nous rencontrons de nos jours : une spiritualité délaissée.

Les Symboles et le Symbolisme

[] Il faut être conscient que tout est symbole, tout est révélation, telle est la puissance du symbolisme ; quand bien même le langage des symboles est une langue non parlée, elle communique tellement plus que toute autre langue. Nous terminons ce chapitre en disant que l’étude des Symboles sacrés conformément à la Connaissance traditionnelle et de leurs Principes fait partie de :

« [] la véritable Science sacrée, qui ouvre, à ceux qui l’étudient comme il convient, des horizons insoupçonnés et vraiment illimités »[1].


[1] René Guénon, chapitre I : La réforme de la mentalité moderne, dans Les Symboles fondamentaux de la Science sacrée, recueil posthume par Michel Vâlsan, p. 32, Paris : Éditions Gallimard, Collection Tradition, 1962.


La Lune et son influence

[] la Lune comporte un aspect archétypal cyclique causé par sa transformation visible. Le fait de mesurer la durée du Cycle temporel à l’aide de la phase lunaire s’avère plus exact que celui du Soleil qui se mesure par la durée des mois. Grâce aux phases lunaires, l’année se laisse diviser non seulement en douze cycles – une des raisons pour laquelle le nombre 12 est le nombre de la Lune – mais aussi en vingt-quatre parties, fait attribuable aux demi-lunes. Le commencement (la Lune naît) et l’aboutissement du cycle (la Lune meurt) sont respectivement la Nouvelle Lune et la pleine Lune qui enferment une période de deux semaines tandis que la durée de la période synodique est d’un mois, plus précisément de 29.53 jours. Ainsi, certains peuples l’ont pris comme base pour établir leur calendrier, en l’occurrence lunaire. En Chine, par exemple, le calendrier lunaire fut imposé par les Mongols qui occupèrent et dominèrent ce pays pendant quelque temps. Le calendrier lunaire est influencé de la Tradition nordique et de l’orientation nocturne.[]


Le parcours du Soleil

[] Il est intéressant de clarifier un dernier point concernant le parcours du Soleil et la circumduction d’un autel ou d’un lieu sacré. La circumambulation, signifiant ad litteram la promenade autour de quelque chose, est souvent considérée comme une pratique magico-religieuse, alors que ce n’est qu’un simple élément d’un rite sacré qui se fait soit dans le sens des aiguilles d’une montre, soit dans le sens inverse. Une circumambulation dextrocentrique, c’est-à-dire dans le sens des aiguilles d’une montre, où le centre se trouve du côté droit, décrit la même direction que le parcours du Soleil observable tous les jours, ce qui correspond à ce que l’on appelle une circumduction solaire qui concorde en même temps à la direction des Cycles universels. Un contournement d’un objet sacré dans le sens inverse est à considérer comme étant une circumambulation polaire (sinistrocentrique) correspondant à l’observateur tourné vers le Nord en voyant les étoiles et le Firmament tourner autour de l’Axe du Monde prolongé que nous avons décrit dans le chapitre Le Soleil, la Lumière et la Foudre. Le sens de la giration effectuée autour d’un sanctuaire dépend fortement de la Tradition. Chez les musulmans, nous pouvons observer une circumduction polaire ayant la Kaaba à leur gauche, donc une marche circulaire contre le sens d’une aiguille d’une montre, comme leur écriture, alors que les Celtes opéraient des circumductions en ce sens autour de leurs ennemis pour leur jeter un maléfice. Les hindous et bouddhistes procèdent à une circumambulation solaire autour du chörten ou du stûpa, étant couronnés par le croissant de la Lune et le Soleil au sommet. []

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